Le projet d’extension du parc d’activité économique Mécalys franchit une nouvelle étape. Le 22 juin, le conseil communal d’Andenne a approuvé à l’unanimité la révision du plan de secteur, une décision importante dans l’avancement de ce projet porté conjointement par la Ville d’Andenne et le Bureau Économique de la Province de Namur (BEP).
Un projet adapté aux réalités du territoire
Depuis plusieurs années, la Ville d’Andenne et le BEP travaillent sur un projet d’extension du parc d’activité économique Mécalys.
Dans sa version initiale, le projet prévoyait une extension de 52 hectares répartie sur les communes d’Andenne, de Fernelmont et de Héron. Le périmètre a été revu et le projet est aujourd’hui recentré sur Andenne et Fernelmont et couvre une superficie d’environ 34 hectares.
L’extension envisagée se situe au sud-ouest de la zone actuelle de Mécalys, le long de l’E42, un axe particulièrement attractif pour les entreprises en raison de son accessibilité et de sa position stratégique.
Une réponse à la demande croissante des entreprises
Le parc d’activité économique Mécalys poursuit son développement et attire de nombreuses entreprises.
Lors de la réunion d’information préalable du 4 juin, le BEP a indiqué que le parc affiche aujourd’hui un taux de saturation d’environ 85 %. Sur les terrains disponibles, une grande partie a déjà été vendue, réservée ou fait l’objet d’options d’achat.
Cette situation témoigne de l’attractivité du site mais souligne également la nécessité d’anticiper les besoins futurs des entreprises à la recherche d’espaces pour se développer.
Selon les estimations présentées par le BEP, l’extension pourrait permettre l’accueil de 45 à 55 entreprises supplémentaires, selon leur taille, et favoriser la création de 720 à 860 emplois.
Un territoire qui dispose d’atouts
L’un des enjeux régulièrement évoqués dans les projets de développement économique concerne la capacité des réseaux énergétiques à répondre aux besoins des entreprises.
À ce sujet, les responsables du projet ont souligné qu’Andenne bénéficie d’une situation favorable. La présence du poste haute tension de Seilles permet notamment l’approvisionnement en énergie de forte puissance, tandis que le réseau géré par l’AIEG offre une capacité adaptée aux besoins des activités économiques.
Un atout important à l’heure où plusieurs zones d’activité en Wallonie sont confrontées à des contraintes liées à la disponibilité électrique.
Des compensations prévues dans le cadre du projet
La réalisation de l’extension nécessite une adaptation de l’affectation de certains terrains au plan de secteur.
En contrepartie, plusieurs mesures de compensation sont prévues sur le territoire andennais. Elles concernent notamment la Zone d’Aménagement Communal Concerté (ZACC) de Coutisse, dont une grande partie pourrait être réaffectée en zone agricole, ainsi que le site du Bois Friet à Sclayn, ancienne zone de carrière destinée à évoluer vers des affectations agricoles et forestières.
Une autre piste envisagée au Bois Friet consiste à développer une réserve naturelle sur une superficie d’environ 60 hectares.
Ces différents éléments feront l’objet d’analyses approfondies dans le cadre de l’étude d’incidences sur l’environnement qui constitue l’une des prochaines étapes du dossier.
Un projet qui s’inscrit dans la durée
Le 22 juin, le conseil communal d’Andenne a approuvé à l’unanimité la révision du plan de secteur nécessaire à la poursuite du projet. Le conseil communal de Fernelmont a également rendu un avis favorable.
Le dossier sera désormais examiné par les Commissions consultatives communales d’aménagement du territoire et de mobilité (CCATM) des deux communes avant de poursuivre son parcours auprès des autorités régionales.
Si les différentes étapes sont franchies, son aboutissement est envisagé à l’horizon 2030.

